28.06.2007
LA RAFLE DU 31 AOÛT 1944
La nuit du 31 août 1944, deux Allemands dont le commandant du groupe qui occupait le séminaire des Pères Blancs d’Afrique, furent assassinés à Thy-le-Château par des voleurs qui sortaient d’un magasin de la rue du Cheniat. Aussitôt, les Allemands cernèrent le quartier en vue de rechercher les auteurs. Ils accusèrent tout d’abord les Pères Blancs d’Afrique d’avoir fait commettre ce meurtre et commencèrent un pillage en règle du jardin et de la basse-cour. Les Pères se rendirent compte qu’il n’est plus question de sauver le séminaire mais bien de mettre leur vie en sureté. Quelques tentatives d’échapper échouèrent : le séminaire étant bien gardé.
A deux heures et demie, les Pères t’Serstevens et Fobe reçoivent l’ordre de rejoindre les soldats disposés en carré. Les deux Pères voient six civils, les mains au-dessus de la tête, arrêtés comme terroristes. On découvre les cadavres des deux Allemands et l’officier du détachement déclare que les six hommes arrêtés passeront en Conseil de guerre. On laisse les Pères en liberté limitée. Quant aux six prisonniers, ils seront exécutés le 3 septembre 1944 à MARCHE EN FAMENNE.
Une stèle sera érigée devant la ferme de Raoul GELAIN en leur mémoire.
12:13
Écrit par JG
dans Rafle du 31 août 1944 |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : 31 aout 1944, rafle |
Facebook
|
09:36
Écrit par JG
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
LA RAFLE DU 31 JUILLET 1940

Avant propos La nature humaine a ceci de particulier, c’est de s’adapter à tout même à l’horreur. Et pourtant, il y a soixante ans : le 31 juillet 1944, THYLE-CHÂTEAU était le théâtre d’une rafle qui allait avoir des conséquences funestes pour ceux qui en furent la victime. Arrêtés et emprisonnés par les nazis, un groupe de missionnaires des Pères Blancs d’Afrique ainsi que certains membres du personnel furent déportés dans les camps de concentration en Allemagne. Bien peu revinrent vivants de cet enfer. Nous avons eu la chance de rencontrer les rescapés de cette odyssée dans le monde concentrationnaire et nous avons toujours été frappé par l’humanité et la bonté d’âme qui animaient ces hommes à qui nous dédions cet ouvrage. Dr Jacques GANTY Le mot de M. Jean-Marie VANDEN EYNDE rescapé de la rafle du 31 juillet 1944 et de la déportation en Allemagne Jean-Marie VANDEN EYENDE Neuengamme B - 44595 Le séminaire des Pères Blancs d’Afrique à Thy-le-Château La maison de GLIMES étant devenue trop exiguë, Le 31 octobre 1937, le contrat de vente fut signé et le Père T’SERSTEVENS fut chargé de diriger les travaux d'aménagement. Ceux-ci débutèrent le 20 février 1938 sous la direction de l'architecte PEETERS de BERCKEM et des frères COUSSÉE, entrepreneurs à ROULERS. Une équipe de scolastiques d'Héverlé sous la conduite de leur Supérieur: le Père MORLION, s'occupa de l'installation de l'électricité. La propriété s’étend sur C'est dans cet endroit propice à la méditation que la guerre 1940-1945 allait faire irruption et changer le cours du destin de bon nombre des membres de Communauté présents à ce moment‑là.
09:25
Écrit par JG
dans Rafle du 31 juillet 1940 |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : 31 juillet 1940, seminaires des peres blancs, rafle du 31 juillet 1944, avant-propos |
Facebook
|
LE BOMBARDEMENT DU 14 MAI 1940
Le 10 mai 1940, la guerre éclate et les troupes allemandes envahissent
Le 11 mai, un service médical français s’installe dans les immeubles principaux de la commune pour recueillir et soigner les blessés d’un hypothétique bataille sur
Le mardi 14 mai, un train de munitions est déchargé en gare de Berzée. Le Corps des Transpports de l’armée française est chargé de le conduire dans le bois de Baconval. En cours de route, le convoi fort de 28 camoins est attaqué par les avions allemands. Vers 10 heures, un stuka lance une bombe qui tome sur l’un des deux fours à chaux de la rue de Berzée, à côté de la maison de Théophile BONNE. Le four est détruit mais la maison de Monsieur BONNE n’est pas atteinte.
L’après midi vers 14 heures 30, une bombe incendiaire traverse la toiture de la maison de Monsieur BOULOUFFE, à la rue de Versailles. La maison flambe et le feu se communique à deux maisons voisines, celle de René MASSON et celle de Jérôme SCAILLET. Ces maisons sont situées à une cinquantaine de mètres de la route suivie par les camions français.
D’autres bombes incendiaires sont larguées pra des avions et tombent rue de Versailles et rue des Gnolys, dans les prairies autour des maisons BAYENET, HUYLENBROUCK, REDANT, Vital PANIER, MEUNIER, Jules COULON et GILLAIN. Ces Bombes n’étaient pas plus grosses qu’une bouteille, disent les témoins de l’époque et en explosant, elles laissaient un cratère de
Des parachutistes sont largués de Nalinnes par des avions allemands.
Vers 19 heures 30, un combat aérien met au prise trois avions allemands et trois avions français. L’avion du sergent chef Jean-Marie MOTTE est touché au cours de ce combat extrêmement rapide. C’était sa troisième mission ce jour-là. L’avion va s’abattre au le « Perchoux », dans la prairie de Théodore KERFS, surplombant la carrière de GOURDINNE. Les deux derniers avions français tournent plusieurs fois autour de Thy puis prennent la direction de METTET. Le corps du sergent chef MOTTE ne fut découvert par Roger DENIS que quelques jours plus tard, enfouis dans le sol sous les débris de son avion. Il fut inhumé au cimetière de Thy dans le carré réservé aux soldats français. Etant né à Marcinelle (Belgique) de parents français, ceux-ci souhaitèrent qu'il reste inhumé dans son pays d'origine.
Pendant ce temps, les 28 camions français chargés de munitions arrivent au centre de Thy où ils font une halte sur la place de l’église.
Vers 20 heures 30, le convoi est localisé par un stuka allemand qui lance une fusée éclairante sur la place de l’église. Reprenant de l’altitude, le stuka pique ensuite vers le convoi et lance une bombe laquelle tombe entre le bureau des postes et l’église creusant un cratère de plusieurs mètres. Le convoi de munitions est également touché par la bombe de sorte que les explosions se multiplient en passant de camions en camions et réduisant à l’état de ruine, l’église et les maisons avoisinantes.
Les trois maisons qui figuraient encore dans le mur d’enceinte extérieure du château sont détruites. Plusieurs soldats français sont tués ou grièvement blessés. L’épouse de Maurice DEMONTE, Marie RUTH qui tenait un café dans l’un des trois habitations est gravement blessée. Elle est soignée au château puis évacuée dans une ambulance française dans un hôpital de Laon. Elle y décède le 16 mai. Madeleine GIGOT et Jules DEMONTE qui se trouvaient également dans la maison de Marie RUTH sont également blessés. Un soldat français est tué près de la tour du vieux château, face à la sacristie. Son corps sera retrouvé momifié par l’explosion. Un autre soldat français, Roland LARDOUX tué dans la maison dans la maison de Marie RUTH. Son corps sera retrouvé dans les ruines le 5 mai 1941 grâce aux renseignements communiqués par un de ses compagnons d’armes.
Le presbytère est ravagé par l’explosion d’un des camions : la toiture, les fenêtres et les portes sont arrachées. La maison de Monsieur BOUTTIAUX est dévastée. Deux soldats français périssent au volant de leur camion. Les explosions se succèdent. Des ardoises sont projetées jusqu’à Jettefaulx.
Le feu se communique rapidement à l’église. Le curé BODART veut sauver le Saint Sacrement. Il en est empêché par des obus qui fusent sans interruption. L’un explose dans la tour déjà en flammes, un autre sur le grand autel. Le feu se propage aux maisons environnantes, faisant de la place de l’église et d’une partie de la rue du Paradis, un énorme braiser visible à plus de
A 22 heures 30, la flèche du clocher s’écroule à l’intérieur de la tour et les explosions se succèdent toujours. L’incendie de l’église est total. Le lendemain matin, à 8 heures, toout était consommé. L’abbé BODART retrouvera, en tout et pour tout un chandelier en cuivre, plus ou moins intact.
La vision de la place de l’église est apocalyptique : l’église, une partie du château et 27 maisons ont été complètement incendiées. Celles d’Auguste BAYET, Edmond BAYET, BOUCHELARD, BOUTTIAUX, Mme Louis CHARLIER, A. CHAUVAUX, Georges CHAUVAUX, Bienvenu, COULON, Henri COULON, DELMARCHE, Maurice DEMONTE, Jules DUPONT, Joseph GISSALIN, Armand LOUETTE, Paulin MASCAUX, Louis PIRET, Fernand Robert, Casimir SERVOTTE, THIBAUT, A. VANDENBEREG, Mme VEREYCKEN, Joseph WAUTIER, Antoine YERNAUX et le presbytère. A cela s’ajoute les trois maisons incendiées dans l’après midi.
De nombreuses habitations sont très endommagées et quasi toutes les demeures du village ont des vitres brisées et des dégâts aux toitures.
Le lendemain, MM Georges SIZAIRE et Alfred BLAMPAIN découvrirent dans une prairie non loin du château d’eau de PRY, le corps de l’officier français qui commandait le convoi. Il s’était, semble-t-il, suicidé d’un coup de révolver.
Le jeudi 16 mai entre 16 et 17 heures, une dizaine d’obus tombèrent autour de la ferme LORGE en faisant des dégâts à la maison de Mademoiselle GRAY.
Da ns la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 mai, un combat met aux prises les Français et les Allemands qui arrivent de LANEFFE par CHASTRES ; Des obus éclatent derrière la forge de la carrosserie DUPONT. D’autres tombent sur la maison de Raymond CAUDRON 5RUE Pairelle actuellement) et sur celle d’André DELMARCHE où les volets prennent feu.
Le vendredi 17 mai, les Allemands arrivent à Thy. Le Bourgmestre Jules DUPONT ET LE CHEF DE GAREXavier CHENET les attendaient , porteurs d’un drapeau blanc.
Les victimes civiles de ce bombardement furent Marie RUTH (mortellement blessée), Jules DEMONTE (blessé au pied), Madeleine GIGOT et Henri BALLERIAUX (blessés à la jambe), Angèle ALLARD et Sylvain DUJEU.
Six soldats français furent tués et inhumés au cimetière communal. Le 30 octobre 1949 à l’exception du sergent-chef Jean-Marie MOTTE, ils furent transférés en France. Il s’agit de : Bernard DONNE, Robert GROSS, Joseph HAMARD, François LANGLOIS, Roland LARDOUX, Gaston LUCAS et Jean-Marie MOTTE.
09:22
Écrit par JG
dans 14 mai 1940 |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : bombardement, 14 mai 1940, eglise, motte |
Facebook
|
INTRODUCTION
Thy-le-Château eut beaucoup à souffrir de la guerre 1940-45. Ainsi, à peine les hostilités déclarées, le village fut bombardé et la place de l’église quasiment rasée avec son cortège de morts et de dégâts. Mais, c’est en 1944 que le village dut subir les plus terribles représailles. En l’espace d’un mois, deux rafles : l’une le 31 juillet 1944, l’autre le 31 août 1944, vinrent endeuiller le village. Outre les prisonniers de guerre en captivité pendant cinq ans en Allemagne, plusieurs de nos compatriotes furent déportés et enfermés dans des camps de concentration où ils furent soumis à des conditions de détention inhumaines. Ce n’est pas pour rien que par arrêté ministériel du 1er juillet 2004,( Moniteur belge du 27 juillet 2004) Thy-le-Château s’est vu octroyer le diplôme d'honneur de «ville ou commune victime de faits de guerre 1940-1945» assorti d'un ruban commémoratif.
Ce blog est dédié à toutes les victimes de la guerre et aux souffrances que le village a dû endurer.
Dr Jacques GANTY
08:55
Écrit par JG
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : introduction |
Facebook
|
























